Javier Navarrete, son ingénieur du son, Marc, et au-delà quelques instruments de la cobla
Sur la plupart de mes
précédents films j'aurais mis "enregistrement" sans
s. Il faudrait en mettre quatre pour Sa Majesté
Minor.
Avant le tournage du Nom de la rose et de
L'Amant, j'avais eu une séance pour enregistrer mes
musiques "sources" : les chants grégoriens que les
moines chantaient à l'image et qui leur étaient
envoyés en play-back pendant la prise de vue pour le
premier, et pour le second divers musiques de fox-trott et autres
rythmes d'époque afin de pouvoir répéter les
scènes de danse entre le Chinois et la jeune fille.
Pour Sa Majesté Minor, il s'agit de tout autre
chose. Notre partenaire Studio Canal souhaitait présenter un
promo-réel, sorte de bande-annonce promotionnelle d'une
dizaine de minutes, aux acheteurs étrangers à
l'occasion du festival de Cannes. Sans y être hostile, je
n'étais pas complètement convaincu du bien
fondé de cette opération. J'étais sûr en
tout cas de ne pas vouloir présenter des images du film
autrement qu'avec une musique qui lui ressemblait.
Il a donc été décidé avec Xavier
Castano d'enregistrer quelques-uns des vrais thèmes de
Javier Navarette, avec les vrais orchestres, dès le mois
d'avril. L'occasion m'offrait une rare opportunité :
s'agissant d'une première collaboration avec un compositeur
nouveau pour moi, cette première série
d'enregistrements grandeur nature allait permettre, tant à
Javier qu'à moi, de nous caler l'un par rapport à
l'autre, puis de tester les thèmes sur le montage.

Laure
mar 13 mai 2008 11:08